Un financement sur fonds publics

Nouvelle chasse aux sorcières bénéficie des subsides de l’Etat et, sauf exception, du soutien sans réflexion des médias. “ (Louis Pauwels)

Les associations telles que I’ADFI ou le CCMM sont largement financées par les pouvoirs publics, administrations centrales ou collectivités territoriales, et ceci est très étonnant dans un pays laïque dont la Constitution garantit la neutralité religieuse, compte tenu du fait que ces associations délivrent au public une information partisane. Les demandes de subvention de ces associations font apparaître que l’information du public et des journalistes représente l’essentiel de leur activité. Or cette information ne peut être objective puisque ces associations indiquent que leur rôle est de lutter contre les ‘sectes”. Ces financements publics sont très supérieurs au montant des donations que ces associations recouvrent de leurs membres, ce qui contribue d’ailleurs à relativiser la portée du “problème des sectes” car une véritable cause nationale n’a aucun mal à trouver des financements privés. L’association “Solidarité Enfants Sida”, par exemple, n’est financée qu’à hauteur de 15% par des fonds publics.

Pour I’UNADFI, les ADFI et le CCMM, la proportion s’inverse et c’est la part de fonds privés qui est minoritaire Ainsi, l’UNADFI a reçu en 2000 un montant de subventions de l’État français s’élevant à 2 325 000 F alors que les dons privés, supposés provenir du soutien populaire, s’élevaient à 19 884 F. Les familles et les individus que l’UNADFI est censée aider ne semblent pas très disposés à financer ses activités ! Une association reconnue d’utilité publique devrait pourtant disposer de fonds importants provenant du public concerné par sa cause. L’examen attentif des comptes montre que I’UNADFI et les ADFI vivent au crochet de l’État et des collectivités publiques et que, sans leur soutien financier, elles ne survivraient pas une semaine. Dans le même temps, le bilan 2000 de l’UNADFI fait apparaître des placements financiers très importants, sous forme de SICAV. Parmi les recettes de l’année 2000, les produits financiers s’élèvent à 107 906 E Pour la même année, la rémunération du personnel de l’UNADFI a coûté la coquette somme de 1 757 853 F alors que le nombre de permanents s’élevait à 9 personnes à temps plein et une personne à mi-temps, soit presque 190 000 F par personne. On gagne bien sa vie dans cette association, aux frais du contribuable.

Le CCMM n’est pas en reste. On apprenait récemment par la presse que la directrice administrative du CCMM, qui n’est autre que l’épouse d’Alain Vivien, président de la MILS, serait ailée négocier directement à Matignon l’octroi d’une subvention de 4,5 millions de francs pour l’achat d’un nouveau siège du CCMM. La somme lui aurait été allouée en février 2001, sur la ligne budgétaire de la “défense des droits de l’homme”.” Dans d’autres pays le financement public de ce type d’associations a été jugé illégal. Le tribunal administratif fédéral allemand décida, par un jugement rendu le 27 mars 1992, qu’en l’absence de bien- fondé juridique, le gouvernement fédéral ne pouvait plus soutenir avec le budget de l’Etat une association qui combattait les “nouvelles religions” et “nouvelles sectes”. Dans un jugement prononcé parallèlement et pour les mêmes raisons, le tribunal administratif fédéral déclara illicite le soutien financier accordé par la Ville d’Essen à une association agissant sur un plan local contre les “nouvelles religions” ou “nouvelles sectes”.Au Québec, le pendant de l’ADFI, l’association “INFO-SECTE” s’est vu refuser un financement du ministère de la Santé et des Services sociaux. Les raisons invoquées sont édifiantes “Il n’est pas dans le mandat du ministère de la Santé et des Services sociaux de s’impliquer dans un secteur où la liberté religieuse et ses différentes pratiques sont mises en cause.” La même année en France, le ministère des Affaires sociales accordait à I’UNADFI une subvention de 250 000 F

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