Il souffle en France un vent d’intolérance

Courant d’intolérance traverse la France qui nous rappelle les plus sombres périodes de notre histoire. Le spectre de Vichy nous guette…
Cette intolérance étatisée que nous vivons aujourd’hui dans notre pays dit ‘des droits de l’homme’, marque le début de la réelle privation de la liberté, celle de la pensée… qui, si nous perdons notre vigilance, ouvrira la porte au totalitarisme.

Nombre de personnes se sont engagées dans les années 70 au sein d’associations, groupements et organismes de presse pour faire de la lutte contre les sectes leur cheval de bataille. Nous sommes forcés de constater aujourd’hui que ce dit cheval recouvre une idéologie fanatique, source d’une véritable démarche inquisitrice. C’est en oubliant que tout être humain est limité en conscience, que ces groupes de pression portés par l’assurance d’être dans le vrai et de combattre pour la Vérité, ont forgé une véritable machine de propagande digne des pires Etats totalitaires.

QU’OBSERVONS-NOUS EN EFFET ?

Ces acteurs ou associations que certains dénomment “secticides” sont à l’origine, comme cette étude le démontre, de véritables réseaux d’écoute et de renseignements ayant pour seul et unique but de jeter le discrédit par l’emploi de la délation et de la rumeur sur tout groupe et individu qui s’écarte par trop de la norme de notre société de consommation, et qui remet de près ou de loin en cause le système économique ou la pensée unique. Ces acteurs de la normalisation s’ingénient à montrer d’un doigt accusateur tout groupe nous incitant à nous prendre en mains, à accroître notre autonomie, à agir librement et en toute conscience nous conduisant par là même hors du cadre communément accepté.

A plusieurs reprises, dans les années 80/90 j’avais tenté comme d’autres chercheurs de suggérer à l’“ADFI” (association pour la défense des familles et de l’individu) et leurs congénères d’entamer un combat plus objectif en se donnant les moyens de distinguer les mouvements dangereux et répréhensibles par le code pénal de ceux résolument humanitaires et philosophiques dans leur démarche et attachés à la dignité humaine afin de les proposer comme alternatives aux chercheurs de vérité. Je n’avais malheureusement pas compris à cette époque à qui j’avais affaire et les enjeux occultes de ces groupes de pression. Je croyais naïvement être en face de bonnes volontés égarées. J’ai fini par constater qu’ils agissaient sur la base d’objectifs destructeurs dans le seul but de dénigrer tout ce qui s’oppose à la confortable morale établie.

Ainsi, un groupe en viendrait-il à remettre en cause les vaccinations ou à soutenir les courants de la médecine alternative, pratiquerait-il la sophrologie, l’ostéopathie, voire l’homéopathie qualifiée par un des “experts” secticides de “gris-gris magique”, ou encore utiliserait-il l’astrologie et enseignerait-il les théories de la réincarnation.., qu’il deviendrait automatiquement suspect et fiché comme dangereux.
MAIS, DANGEREUX POUR QUI ?

Je suis l’une de ces nombreuses “victimes” de l’ignorance au pouvoir. Victime de la rumeur, source de condamnations simplistes, sans écoute, sans enquête, sans qu’aucun acte délictueux ne soit relevé. Victime de ces forces obscurantistes, véhiculant le vent de la peur et du doute dans leur sillage. Très vite, le Cercle infernal s’est refermé sur moi, sur nous, ma famille, mes enfants, mes activités associatives, ma vie professionnelle…
Et j’ai fini par connaître l’identité de ce Cercle le RDDP Rumeur
— Désinformation — Diabolisation — Pénalisation…

Voilà comment, en toute connaissance de cause, ces groupes de pression, dont l’”UNADFI” (union nationale des associations de défense des familles et de l’individu) est le fer de lance, peuvent conduire des enfants à être séparés de leurs parents, des citoyens honorables au suicide, des familles dans la détresse au meurtre, aux attentats, aux enlèvements. Comment ils diffusent un climat de haine, d’agression, de peur.******Aujourd’hui, avec des centaines d’autres victimes de cette intolérance, j’ai décidé de témoigner, de crier ma honte de cette société française qui ose encore se montrer hypocritement garante de la liberté et de la fraternité en allant se pavaner en Chine pour montrer l’exemple de l’intolérance. Cette société qui, sous l’emprise du lobby anti-secte, reconnaît d’utilité publique des associations dont la seule vocation est de jeter le discrédit sur “ceux qui ne pensent pas selon la norme”.
Aujourd’hui, le fait d’avoir été responsable d’une association philosophique listée dans le Rapport parlementaire de 1996 m’interdit depuis plusieurs années tout contact avec mes enfants, toute progression professionnelle. Cette liste a jeté l’opprobre sur ma vie et sur ceux qui m’entourent, et c’est avec force et avec l’aide de l’Omnium des Libertés, que j’ai rejoint dès 1996, que je la combattrai.

De telles constatations ne doivent cependant pas nous entraîner au pessimisme qui fetait le jeu de ceux qui consciemment ou non luttent contre la liberté de pensée en nous entraînant sur le chemin de l’inertie.

Au contraire, nous sommes face à un véritable défi qui nous oblige à lutter chacun à notre manière en informant, en manifestant constamment notre désapprobation contre cette “intolérance reconnue d’utilité publique”. Nous taire serait faire le jeu de l’ignorance au pouvoir…
Nous appelons donc tous les citoyens français, conscients de cet esprit d’inquisition à “entrer en résistance”. Sachant que pour garder notre autonomie il nous faudra résister pour exister. Résister c’est placer l’adversaire devant ses contradictions et nous savons que la résistance créative et pacifique est bien acceptée par une société si elle lui permet de gagner en tolérance.

Mais avant tout il nous faut faire respecter nos libertés de base — thérapeutiques, de pensée, associatives… — et affirmer nos valeurs. Nous devons pouvoir faire rayonner nos découvertes en vue de faire progresser la société. Il nous faut transformer la peur et ses conséquences en attention bienveillante.
Nous devons pour cela faire preuve d’autorité pour sensibiliser, inspirer et responsabiliser.

Nous devons mettre en synergie des réseaux, Omnium des Libertés, Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience (CAP), … et autres initiatives individuelles ou structurelles existantes en évitant de tomber dans la critique des autres actions, philosophies et méthodes.
En définitives ces initiatives forment notre seul vrai moyen de recours, un centre de ressources et de soutien qui souhaite faire émerger la vérité par le dialogue et l’esprit de fraternité. La chasse aux sorcières prospère sur l’indifférence et la passivité. Nous sommes aujourd’hui en phase d’inverser la courbe, la prise de conscience de l’importance de l’intolérance s’accentue, les tenants de l’obscurantisme passent de la dynamique de l’attaque à celle de la défense alors que les chercheurs de vérité se lèvent non plus pour se justifier et expliquer mais combattre la normalisation sans âme, la corruption et l’affairisme.

Mais cette courbe n’est qu’amorcée, et nous devons l’accentuer en continuant à informer les citoyens sur les agissements des anti- sectes et en les condamnant en justice chaque fois qu’ils violent la loi. Il faut dénoncer les bavures de ces groupes de pression qui peuvent détruire des vies et conduire au suicide par la rumeur. Nous devons sans cesse montrer notre désapprobation et notre détermination à refuser leurs agissements, leur intolérance, même s’ils s’en défendent. Aujourd’hui, les faits sont là
Avons-nous le droit d’attendre passivement que l’on nous condamne à suivre la pensée unique ?
Oui, aujourd’hui, l’heure est grave ! Notre liberté est en sursis…

Thierry Becourt,
président de l’Institut de “Psychanimie”
Psychanimie psychologie inspirée des écrits théosophiques.

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