ADFI : Cas de divorce
Marseille, le 9 août,
Je vais relater certains faits qui ce sont produits cet hiver.
En mars, j’avais annoncé à mon mari que je voulais divorcer après maints problèmes existants depuis longtemps. Il avait fini par accepter le principe, mais me demanda d’attendre l’été. Nous avons donc convenu que chacun était libre de ses activités le week-end, nous prenions donc un jour chacun assurant la garde des enfants l’autre jour.
Je faisais partie depuis deux ans d’une association appelée D., qui permettait à des personnes en recherche de développement personnel de se rencontrer pour échanger. Les échanges sont de deux types : soit des ateliers où quelqu’un présente ses connaissances dans un domaine particulier, soit des activités conviviales (ballades, soirées dansantes, rencontres, …). Je participais de temps à autre à des activités, j’en ai proposé moi-même. Entre autres, j’avais organisé un groupe d’étude sur la Prophétie des Andes (groupe restreint de 7 personnes se rencontrant environ tous les mois). En dehors de cette association, j’avais aussi assisté à des stages de tarot de Marseille, en échange de traduction.
Donc je me sentais bien, puisque mon mari semblait d’accord sur le divorce. J’en ai profité pour sortir et participer à des soirées dansantes ou à des réunions avec des amis (pour beaucoup en dehors de l’association).
En septembre, nous avions contacté un notaire pour le divorce et en octobre, nous devions aller voir un avocat. J’en trouve un juste après mon anniversaire. J’en parle à mon mari, qui me dit qu’il veut voir un avocat de son côté. Il fait traîner les choses et puis un jour finit par me dire qu’il voulait avoir la garde des enfants, alors que je lui proposais la garde alternée (j’ai cinq fils, les trois derniers avec mon mari de l’époque, dont deux mineurs 11 et 13 ans). Or, je m’occupais pratiquement seule des enfants, car il se déplaçait toute la semaine pour son travail. Les enfants travaillent extrêmement bien en classe, sont en bonne santé, font beaucoup de sport et ont beaucoup d’amis. Il n’y avait donc rien à me reprocher justifiant de me les enlever.
Au bout de quelques semaines où j’insiste pour savoir ce qui se passe, il finit par me dire que je fais partie d’une association qui n’est pas une secte, mais qui est dangereuse quand même et qu’il doit protéger les enfants.
J’essaie de discuter avec mon deuxième fils qui finit par me parler de certaines choses. A savoir que mes trois fils majeurs et mon mari sont allés voir une association qui s’appelle l’ADFI, à laquelle ils ont posé des questions sur l’association dont je fais partie. L’ADFI leur aurait dit qu’il ne s’agit pas vraiment d’une secte. Mais que cette association se trouve dans la mouvance New Age, mouvement venu des USA, qui est extrêmement dangereux. Qu’il existe des personnes qui profitent de ses regroupements pour s’infiltrer, faire venir les gens dans leurs stages, qui sont très chers, qui les font se sentir mal pour mieux les accrocher et leur soutirer leur argent. Que ses personnes créeraient des réseaux d’associations qui sont diffus et incontrôlables. Qu’il se pouvait qu’un jour je sois confrontée à ce genre de personnes, que je m’embarque dans une secte et que je risque donc d’entraîner alors mes enfants là-dedans. L’ADFI aurait prétendu que si mon mari acceptait un divorce à l’amiable il ne pourrait plus revenir sur les clauses et donc récupérer les enfants s’il y avait problème. Il ont donc conseillé à mon mari un avocat à Aix-en-Provence qu’ils connaissaient bien, (Cette avocate a un gros placard dans les pages jaunes sur lequel est marqué SC Pénales et Criminologie - Sectes, et dérives Sectaires ). Cette avocate a prétendu qu’enlever les enfants à leur mère était le procédure normale dans ces cas-là, elle a prétendu que le dossier allait être monté de telle façon qu’il soit impossible que je m’en sorte et elle demandait 10 à 15 000 € pour un divorce pour faute, le montant étant d’autant plus élevé que le dossier était plus difficile (évidemment, il n’y avait aucune preuve).
J’ai appris par mes enfants qu’il leur avait demandé de fouiller mes papiers personnels, mes carnets d’adresse, mon agenda et tous mes relevés de compte et talons de chèques. Je n’ai pas pu savoir qui leur avait fait cette demande ni ce qui avait été transmis. Ce dont je suis sûre, c’est qu’ils ont transmis la liste des adhérents de mon association.
Ensuite mes enfants ont été extrêmement agressifs avec moi. J’ai appris depuis qu’il leur avait dit qu’il fallait me mettre en face de la réalité en faisant comme un électrochoc. Mon mari m’a dit qu’il fallait qu’il tape très fort pour pouvoir obtenir ce qu’il voulait. J’ai été soumise à une énorme pression psychologique, avec mon mari et tous mes enfants contre moi. Je ne pouvais pas partir parce que j’aurais été accusée d’abandon du domicile conjugale.
En décembre, mon mari a donné le feu vert à son avocat pour lancer la procédure, car celui-ci avait dit qu’il fallait se dépêcher de le faire avant la fin de l’année pour ne pas tomber sous le coup d’une nouvelle loi.
J’ai essayé de prendre les enfants les uns après les autres pour discuter avec eux. L’un d’eux a été plus compréhensif et j’ai réussi à m’expliquer en partie avec lui. Il a fini par reconnaître qu’il n’avait rien à me reprocher de particulier.
En fait à force de prier, mon mari, voyant à quel point j’étais effondrée, a fini par renoncer au divorce pour faute.
Nous avons donc rédigé mon mari et moi une convention de divorce que j’ai transmise à mon avocate qui l’a mise en forme et transmise à l’avocate de mon mari qui a mis très longtemps avant de réagir.
Depuis, le divorce a été prononcé à l’amiable en 13 juin. Je prétend que ceux qui sont intervenus n’ont fait que semé le trouble dans une affaire familiale.