Adfi nord et la rumeur

Chronique de la discrimination contemporaine

Une campagne de rumeurs de l’ADFI Nord

Dominique D. a été pompier professionnel pendant 31 ans, commençant sa carrière à 21ans en tant que sapeur pompier de 2e classe.

 

Il a fini sa carrière avec le grade d’officier, adjoint au chef d’un centre du traitement d’alerte des sapeurs pompiers professionnels dans  le Nord. Il a d’excellents états de service. Il a reçu de sa hiérarchie de très bonnes notations pour ses états de service et s’est porté volontaire dans de très nombreuses missions.

 

Il a été amené à venir au secours de milliers de personnes tout au long de sa carrière. Il a cependant choisi de faire plus encore en s’impliquant dans des activités bénévoles avec les pompiers, et cela en plus de ses actions professionnelles habituelles.

 

1) En 1980, pour le compte de la Mission catholique polonaise basée à Roubaix, il effectua un voyage humanitaire en Pologne, en collaboration avec l’association Solidarnosc, pour une livraison de vêtements et de nourriture.

 

2) En 1999, il demanda l’autorisation à ses supérieurs d’organiser une aide d’urgence suite aux événements du Kosovo. Il fut nommé coordinateur pour les pompiers de la région nord de l’opération Kosovo. Cette activité était faite à titre bénévole en dehors de ses heures de service. Il organisa, en coordination avec l’armée, le départ de 21 camions de vivres pour le Kosovo en 1 semaine.

 

Dominique D. a également été pendant plus de 20 ans délégué syndical FO et élu par ses pairs au Conseil d’administration.

 

Sa vie associative montre également un attachement au bénévolat, puisqu’il a été avec son épouse : entraineur, membre du Conseil d’administration et Président d’un club de gymnastique à Wattrelos pendant 6 années. Ce club est passé durant le période d’activité de Mr D. d’une trentaine d’adhérents à près de 160, à son départ.

 

Ses activités ne se sont pas limitées à cela puisqu’il a crée un groupe de clowns avec d’autres moniteurs de gym pour se produire dans les écoles lors des fêtes locales dans les quartiers défavorisés.

 

Et ceci  toujours gratuitement.

 

Un de ses amis, d’origine indienne, propriétaire d’un restaurant, a perdu un fils lors d’un accident en Belgique. La famille et lui-même ont créé une association en son hommage et construit un dispensaire en Inde du Nord. Mr D. en sera le responsable pendant 2 ans. Avec l’aide des pompiers il enverra une ambulance et un container de matériels divers récupérés dans les hôpitaux et les centres de secours des pompiers pour le faire parvenir en Inde.

 

En 1994, Dominique D. a également entrepris de s’engager, avec quelques amis et hors de son temps de présence à la caserne des pompiers, dans une activité de service de repas gratuits. Au départ ils étaient 5 personnes chaque dimanche, de novembre à fin mai, pour servir des repas aux SDF à Lille. Il y a eu à cette époque plusieurs hivers très rigoureux et les SDF étaient très reconnaissants envers ces bénévoles. Rapidement l’activité s’est développée et une dizaine de personnes ont rejoint Dominique D. pour servir chaque week-end 60 à 100 repas gratuitement. Des vêtements chauds et des couvertures étaient également distribués.

 

Pour fonctionner, la méthode est simple. Chacun cuisine chez lui et amène la nourriture chaude sur place, plus le café et les fruits en dessert, pour les vitamines.

 

Les dons financiers des passants étaient refusés en leur expliquant que seuls étaient acceptés les dons alimentaires et les vêtements, aucun don financier n’était demandé ni accepté. Ceci pour éviter tout problème.

 

En 2002, une entreprise de la région lilloise a entendu parler de cette activité caritative par les medias et a offert gracieusement un bungalow neuf afin de pouvoir donner des repas à l’abri des intempéries.

 

Egalement en 2002, Dominique D. a rencontré les responsables d’une association d’origine Sri Lankaise basée à Paris : SEVA. Cette association a des activités totalement similaires à ce que faisait déjà Dominique D. à Lille. Il décide alors de continuer son activité sous le titre de coordinateur de SEVA pour la région Nord, sans pour autant devenir membre du bureau de SEVA. Cette affiliation lui permet d’obtenir, pour les SDF, du pain de certaines boulangeries qui souhaitaient donner des provisions aux SDF, mais seulement par le biais d’associations.

 

En 2003, les 25 bénévoles distribuent de 60 à 120 repas chauds par semaine. Un article de Nord Eclair donne la parole à Michel, un SDF de 64 ans, à la rue depuis plus de 6 mois, et bénéficiant des repas de SEVA, il déclare : « Les repas du dimanche, c’est devenu une famille. Un endroit où on peut parler. »

 

Un journaliste de M6 leur demanda de venir faire un reportage sur leurs activités, ce qui bien sûr fût accepté. Après que le reportage soit passé à la télévision  (fin 2003) , le Club de la Presse du Nord-Pas-de-Calais sélectionna et récompensa SEVA pour ses activités pour les SDF à Lille. Une récompense spéciale a été remise à Dominique D. dans le cadre du Noël du Club de la Presse. Refusant une donation de la part du Club de la Presse, Dominique D. accepta seulement des bons d’achats pour de la nourriture.

 

Quelques temps après, un coup de téléphone du journaliste de M6 prévint Dominique D. que la rédaction venait de recevoir un fax de L’ADFI les accusant d’être une secte et qu’une campagne médiatique était lancée à son encontre par Charline Delporte, présidente del’ADFI Nord. Il  dit son étonnement et mit en garde Dominique D. en lui disant que la méthode est toujours la même et que des journalistes, friands de ce genre de sujets, allaient certainement s’abattre sur lui, ce qui a bien-entendu été le cas.

 

Suite à ces articles, une jeune étudiante en droit, d’origine algérienne et musulmane de surcroit, qui venait apporter de la nourriture et servait les SDF, s’est excusée auprès de Dominique D. de ne pouvoir continuer car elle craignait pour sa réputation et ses études. Certains des bénévoles ont été questionnés par leurs amis, parents, ou leur patron ou encore chefs de service sur leurs lieux de travail, sur leurs activités qui étaient l’objet des accusations de Madame Delporte de l’ADFI Nord.

 

Depuis Mr D. a été obligé  d’arrêter ne pouvant continuer seul à nourrir tous ces gens. Qu’est-ce qui a ainsi pu décourager une équipe si déterminée qui pendant 10 ans a affronté les mois d’hiver pour servir des repas aux SDF ?

 

En 2004, l’ADFI Nord publie un communiqué portant des accusations graves à l’encontre de Dominique D. et de son équipe de bénévoles. Ce communiqué n’est en rien un document d’information, mais fait appel à des méthodes de dénonciation et d’insinuation dont le but est de détruire l’image que le public a de tous ces bénévoles.

 

Analyse du communiqué de l’ADFI Nord à propos de SEVA

 

Ce qu’écrit l’ADFI Nord dans son communiqué

Les faits
« Les preuves sont réunies » Charline Delporte ne fournit aucun témoignage contre l’équipe de bénévoles de SEVA
« Depuis le début de cet hiver … ». Les bénévoles donnaient des repas depuis 11 ans
« Malgré les bonnes intentions affichées, la manœuvre n’est pas désintéressée ». Après 11 ans d’activité, l’ADFI ne possède aucun témoignage négatif qui ternirait l’image de l’équipe de bénévoles. L’équipe de bénévoles n’a jamais reçu un euro d’aide, mais seulement des donations de nourritures ou de vêtements. Tous les autres frais sont payés par les bénévoles sur leur budget personnel.
« Sous un masque caritatif et généreux se cache en réalité une secte prosélyte. » En 11 ans d’activité aucun SDF, aucune personne ayant reçu des repas chauds ou ayant participé aux activités de distribution n’a rejoint un quelconque groupe spirituel. L’ADFI n’est pas à même de produire un seul témoignage.

Cette campagne de l’ADFI Nord est ensuite reprise par les media, qui à nouveau interroge Charline Delporte, la présidente directrice de l’ADFI Nord

Analyse des déclarations de l’ADFI Nord aux media

Ce que déclare Charline Delporte aux medias

Les faits
« Sous couvert de distribuer gratuitement de la nourriture, des vêtements aux défavorisés, il y a un projet de créer une bibliothèque pour favoriser les activités philosophiques et spirituelles mais aussi l’importation et la vente de produits de l’Inde et du Sri Lanka. C’est alors bien moins innocent. » Bien qu’aucune des accusations portées ne soit un délit. Aucune activité depuis 11 ans n’a eu pour objet de créer une bibliothèque ou de faire de l’importation.
« Il est bien question d’argent et si pour l’instant tout est gratuit, c’est la sortie qui sera payante » Après 11 ans d’activités, les bénévoles ont réussi l’exploit de n’accepter que des donations de nourriture et de vêtements pour distribuer de 60 à 120 repas chauds chaque week-end. Lorsque certaines dépenses devaient être faites en argent, ils prenaient sur leur budget propre. Les repas par exemple étaient préparés chez eux dans leur cuisine.
« Les SDF sont les premières victimes. » Après 11 ans de distribution de repas chauds, aucun SDF ne s’est plaint. Au contraire il y a eu des milliers de remerciements. Ex : déclaration d’un SDF dans un journal : « je préfère manger chez SEVA ».
« S’ils n’ont pas d’argent, ils pourront être utilisés dans un deuxième temps pour distribuer des tracts par exemple. » Il s’agit d’une situation imaginaire inventée par Charline Delporte et basée sur aucun fait objectif.
« Ce sera alors le début du prosélytisme. Ils vont aussi toucher d’autres personnes » Même remarque
« Mais l’ADFI a fait son travail. Nous avons prévenu les autorités, la municipalité, j’espère que dimanche, SEVA ne sera plus l࠻ L’ADFI avoue dans ces lignes non pas qu’elle informe mais qu’elle dénonce et insinue. Effectivement suite au retrait des donateurs de nourriture, de vêtements et du fournisseur d’un abri, l’activité a été de plus en plus difficile pour finalement s’arrêter.

Conclusion

L’activité de distribution de repas chauds se terminera finalement à la mi 2005 faute de soutien extérieur, pour répandre ses insinuations l’ADFI Nord est-elle financée à plus de 95 % par le contribuable.